Merci Nadine!

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 La marche induit peu à peu une sorte de transe, une douce fatigue qui imprègne les

 muscles et libère l'esprit qui n'est plus assujetti à la rumination des soucis. Après

quelques heures d'efforts, (...) la conscience s'élargit, elle développe une lucidité

tranquille sur la progression, sur les incidents possibles du parcours, et elle est

éveillée aux signes que lui adresse le lieu traversé. C'est une renaissance au monde.

David Le Breton.